OCEANE

BERYL

OUZON

 

 

Océane est une petite chatte que nous avons adoptée à l'école du chat.

C'est une chatte sauvage qui a été abandonnée alors qu'elle était encore petite. Probablement maltraitée car elle garde en elle un traumatisme que même l'amour dont nous l'entourons a du mal à combattre.

Nous étions partis chercher un chaton pour combler le vide qu'avait laissé Beryl mais nous avons très vite été conquis par cette petite chatte que nous devinions malheureuse et qui, dans sa boîte, tournait la tête au public.

Le jour de son arrivée et même les jours suivants elle se cachait dans les endroits les plus insolites, là, où elle pensait ne jamais être découverte.

Pourtant elle adopta très rapidement mon mari, moi ce furent de longs mois avant qu'elle ne m'accorde sa confiance.

Elle est devenue une chatte très câline avec ses maîtres mais elle reste encore très sauvageonne dès qu'un inconnu l'approche.

Son principal défaut est une jalousie très marquée pour Ouzon, le petit chat que nous avons accueilli le jour suivant son arrivée au foyer, elle avait 9 mois Ouzon n'en avait que 2. Impossible encore aujourd'hui de caresser le chat devant elle car tout de suite elle nous le fait savoir soit en refusant nos caresses, soit en prenant un air boudeur et en s'enfuyant.

J'oubliais de vous dire qu'elle est très bavarde. Elle n'a pas la langue dans sa poche, elle vient vous chercher quand sa gamelle est vide ou qu'elle désire tout simplement sortir. Mais ce qu'elle préfère, avant tout, c'est faire la câline lorsque vous êtes devant l'ordinateur, elle veut uniquement que l'on s'occupe d'elle, et elle sait très bien vous le dire !

 

 

 

Béryl, le petit chartreux est arrivé à l'âge de 2 mois et demi.

 Jamais on n'avait vu petit chat si curieux. Dès franchi le péron, lui pourtant si petit s'est précipité vers l'escalier pour l'escalader puis le redescendre.

Toujours il était là les yeux pareils à l'ambre, observant ce que chacun de nous faisait, aimable, ne s'effarouchant de rien ni de personne.

Le soir venu, se faisant tard, je sortais chercher Beryl le sachant dans le voisinage. Je l'appelai et on pouvait le voir trottiner derrière moi jusqu'à la maison pareil à un chien. A t-on déjà vu chat plus docile ?

Nous allions souvent à la campagne, dans la voiture point besoin de l'attacher, il était sage et confiant, devinant sûrement où nous l'emmenions. A peine arrivés, il partait à la l'aventure se percher sur un arbre ou bien escalader, pour son grand plaisir, quelque mur de bâtisse en ruine pour fleurter avec les oiseaux.

Beryl n'avait qu'un problème, il craignait le ronflement des moteurs et dès qu'une voiture s'approchait il prenait peur, perdait ses moyens et s'approchait du danger au lieu de s'en éloigner.

Ainsi un 25 novembre au soir, un brouillard épais s'est abattu sur le petit village tranquille où nous habitons et Beryl, comme il l'avait sans doute toujours appréhendé, nous a quittés fauché par une voiture.

Au revoir Beryl, continue tes beaux rêves...

 

 

 

 

 

Voici Ouzon, le petit chat de la maison, il est parmi nous depuis l'âge de 2 mois. Il nous vient également de l'école du chat.

Ce que l'on peut dire de lui c'est qu'il est très attachant car toujours en demande d'affection.

S'il a passé la nuit dehors, le matin c'est vers vous qu'il vient car ce sont les caresses qui l'intéressent bien avant la gamelle.

Le gros défaut d'Ouzon c'est qu'il est très peureux. Il faudra compter des semaines, voir des mois avant qu'Ouzon comprenne que personne ne lui veut du mal et qu'il peut se laisser aller à demander des caresses, son passe-temps favori. Mon mari dit toujours de lui : " la devise d'Ouzon : fuyons ! "

Pas très téméraire le petit chat. Lorsque nous l'emmenions à la campagne, ce n' était pas pour lui une partie de plaisir. A peine arrivés il partait se cacher car d'autres matous des lieux faisaient la loi et terrorisaient Ouzon.

Un jour puis un autre il n'est pas rentré, nous l'avons attendu jusqu'à la dernière minute. Nous nous sommes résignés à partir espérant le retrouver le week-end suivant. La semaine suivante pas de Ouzon cela commençait à devenir inquiétant. La chance a voulu qu'un voisin l'ait reconnu, il était sur la route traversant la forêt à 2 km de la maison. C'est avec soulagement que nous l'avons ramené affamé et toujours terrorisé par le chat qui l'avait poussé à s'enfuir.

Depuis, pour lui faire plaisir et pour notre tranquillité, il n'y a plus de week-end à la campagne pour Ouzon car c'était devenu, pour lui, un véritable enfer !

L'aventure sur cette étrange planète s'est terminée pour Ouzon

la maladie nous l'a arraché et il  a laissé une profonde tristesse derrière lui.