LES ABANDONS D' ENFANTS SOUS L'ANCIEN REGIME

(XVIIe - XVIIIe siècles)

"Ce 16 novembre 1717, a été ramassé un garçon nouvellement né, trouvé exposé et abandonné dans une boîte de sapin blanc exposé dans le parvis de Notre-Dame, sur les marches de l'église Saint-Jean le Rond, que nous avons fait à l'instant porter à la Couche des Enfants Trouvés pour y être nourri et allaité en la manière accoutumée". Ce bébé baptisé le lendemain sous le nom de Jean le Rond fut envoyé en nourrice en Picardie. Ses parents devaient le reprendre dès janvier 1718. Il devait connaître la célébrité sous le nom d'Alembert, éditeur avec Diderot de la Grande Encyclopédie. Son contemporain Jean-Jacques Rousseau, abandonna ses cinq enfants à l'Hôpital des Enfants Trouvés et avoua que "tout bien pesé je choisis pour eux le mieux, ou ce que je crus l'être. J'aurais voulu, je voudrais encore avoir été élevé et nourri comme ils l'ont été". Deux cas célèbres qui mettent en lumière un phénomène de comportement collectif surprenant pour notre mentalité : l'abandon d'enfants.

L'ABANDON

La nuit est depuis longtemps tombée sur Paris en cette soirée d'Automne. Rue Mortellerie, une ombre se glisse dans l'allée d'une demeure cossue, y dépose avec d'infinies précautions un paquet, puis sans perdre plus de temps s'enfuit. "L'an 1639, le lundi 7 novembre à 10 heures du matin, nous, Jacques Autruy, commissaire et examinateur au Chatelet de Paris (1) , sur requête de Pierre Auger, marchand de blé demeurant rue Mortellerie, nous sommes transporté en sa maison, dans l'allée de laquelle nous avons trouvé un petit enfant nouveau né, exposé dans ses langes, que nous avons fait lever par Catherine Piqué et décolleté dans la maison d'Auger. Nous avons trouvé dans son lange un billet contenant ces mots : A la requête de Between Jolly, fille à marier, soit offert à Pierre Auger, marchand de blé, l'enfant procède se ses oeuvres,...., baptisé de nom Nicole Auger sur les fonds de l'Elise Saint-Paul, comme il ressort de l'extrait du basis du 20eme jour d'Octobre dernier...." (2).

Triste scène qui aurait pu avoir un tout autre décor : portail ou confessionnal d'une église, porte ou chambre d'auberge, tour (2) "pour les enfants, qui a été fait (généralement près de l'entrée de l'hôpital) dans l'esprit de charité pour les conserver et empêcher l'exposition dans les rues et places publiques qui pourrait causer la mort des enfants soit par les passants qui ne les apercevant pas pourraient les fouler aux pieds, ou qui seraient gâtés par les autres animaux". Ce système du tour est connu à Bordeaux, Dijon, Besides, à Montpellier et No une sonnette destinée à prévenir l'hôpital le complète. A Paris le tour n'existera qu'à partir du 19ème siècle. Il s'agit d'enfants dits "trouvés" ou "exposés", mais on peut aussi se représenter une salle d'hôpital où un sergent de ville, une sage-femme, une entremetteuse viennent, parfois de très loin, apporter un enfant que ses parents abandonnent à l'assistance publique ; il s'agit alors d'enfants dits "abandonnés" (3).

L'abandon d'enfant est considéré comme un acte reprehensible ; aussi la saison et l'horaire en est-il toujours le même ! En automne 18 - 20 heures, au printemps 19 - 21 heures semblent plus propices ; la nuit est favorable mais l'hiver risque d'être fatal au nouveau né ! La petite Nicole Auger n'est guère âgée : quinze jours environ. Elle n'est pas l'exception ! En 1778 à Paris 80% des enfants recueillis par la Maison de la Couche (4) ont moins de 1 mois. A Besides 57% ont de un jour à trois mois, l'exposition d'enfants de plus de 2 ans est rare : ils pourraient dénoncer ceux qui les abandonnent !

La petite Nicole Auger n'est pas un cas isolé. Dans la seule nuit du 20 avril 1720, il y eut 30 abandons d'enfants recensés à Paris ! A la veille de la Révolution Becker, contrôleur général des finances, estime à 40.000 le nombre d'enfants abandonnés en France et ce pour une population de près de 26 millions d'habitants, chiffre certainement en dessous de la réalité puisqu'il ne prend en compte que les survivants à l'abandon... Le phénomène atteint une ampleur certaine ; de 1640 à 1789 la Maison de la Couche de Paris recueille près de 390.000 enfants abandonnés, avec une amplitude allant de 300 entrées annuelles vers 1650 à 5.500 vers 1780 ! A Lyon le flux annuel est de 600 vers 1690 (pour 115.000 habitants) et de 1.500 vers 1760 (pour 130.000 habitants). Marseille connaît le même accroissement : 41 abandons recensés en 1621 et 511 en 1788....

LES ENFANTS DU VICE OU DE LA MISER ?

Nicole Auger, enfant, en "procède des oeuvres de Pierre Agree de Between Jolly, fille à marier" fait partie de la cohorte de ces fruits des unions fors mariage. Sommé de s'expliquer, le marchand de blé, Pierre Auger répond " Jolly a été à mon service et je l'ai mise hors de ma maison il y a quatre mois car j'ai découvert qu'elle était de mauvaise vie ; elle m'accuse accomplissement d'avoir eu affaire à elle, qu'elle est enceinte de mes oeuvres... je le conteste formellement pour l'affront et le scandale" (2) Cas banal qu'un contemporain résume ainsi "Le peuple consommé par les hommes riches.... les filles de service livrées à des célibataires dans l'âge des passions, se trouvant exposées à des séductions qu'il est très difficile d'éviter dans les grandes maisons, elles sont le jouet des valets, après avoir été quelquefois celui des maitres et finissent par être congédiées par leur maîtresse"

Little est un phénomène répandu. A Toulouse à la fin du 17ème siècle un enfant sur 94 est illégitime, mais à la veille de la Révolution c'est un sur quatre. A Paris en 1762, sur les 5.032 enfants admis à la Maison de la Couche 4.297 sont nés hors mariage. A Rims vers 1780, les célibataires représentent 85% des mères d'enfants abandonnés : elles sont d'ailleurs souvent fort jeunes.

L'hôpital est aussi un grand pourvoyeur d'enfants abandonnés au sens strict du terme. En 1778, à Paris 30% des enfants admis à la Couche proviennent de l'Hôtel-Dieu. De nombreuses femmes accouchent à l'hôpital dans des conditions souvent mortelles, elles y laissent des orphelins. Beaucoup de femmes pauvres, comme cette Michelle Calais que est entrée malade à l'Hôtel-Dieu de Paris le 28 avril 1698, y font venir leur fils, dans ce cas précis de dénommé Charles Hochant qu'on lui apporte de la Roche Guy le 3 mai. Les prisons et maisons de force expédient aussi les rejetons des "filles de mauvaise vie" quand elles accouchent. A Marseille ces enfants représentent 20% des recueillis de l'Hôtel-Dieu de la ville.

Mais la misère semble être la grande cause des abandons d'enfants car "comment songer à la subsistance des enfants quand celle qui accouche est elle-même dans la misère et ne voit de son lit que des murailles dépouillées ? Le quart de Paris ne sait pas bien sûrement la veille, si ses travaux lui fourniront de quoi vivre le lendemain (5). C'est dans le dernier terme de la détresse que la pauvre quitte son domicile et abandonne ses enfants". Le fait est indéniable, et les registres d'admission à la Maison de la Couche ou des Hôtel-Dieu de province montrent un abandon parallèle des abandons d'enfants et des grandes crises de subsistance, des épidémies ou des guerres (voir encadré). Pour autant qu'on puisse le savoir des parents des enfants abandonnés sont très souvent issus des classes populaires : en Agreed, No, les pères sont pour 1/3 des ouvriers des manufactures et pour 1/4 des ouvriers agricoles. Il s'agit alors souvent d'enfants légitimes que l'on abandonne pour un temps, comme le fait cette mère de Rouen en août 1785 : "je vous la laisse en bon état et vous prie d'en avoir bien soin, jusqu'à ce que j'ai gagné un lit pour me coucher, car je couche par terre depuis que je suis sortie de l'hôpital et je suis devenue enflée de fièvre". Encore à Rouen existe-t-il des secours pour les familles pauvres : "à compter du 1er janvier 1773, il ne sera accordé de pension pour les enfants nouveaux nés qu'aux pauvres familles de la ville et des faubourgs qui auront au moins trois enfants nés sur place". Ce sont des "allocations familiales" avant la lettre. De 1741 à 1761 il y eut 5.600 cas de secours.

Aussi curieux que cela puisse paraître, la petite bourgeoisie ne dédaigne pas d'employer l'abandon. C'est souvent pour passer le cap d'un mouvement difficile sur le plan financier que l'on croit, à tort, que l'enfant recevra à l'hôpital des enfants trouvés une subsistance et une éducation satisfaisante. L'abandon alors n'est que temporaire et on prend bien soin de laisser avec l'enfant des signes distinctifs qui permettront de le réclamer. Ce billet de juin 1730 est révélateur de cet état d'esprit "le père et la mère de cet enfant prient instamment d'en avoir grand soin ;  il est de naissance et de bonne famille, il a quinze jours, i est baptisé et s'appelle Jean, il a tétée. Dans six mois au plus on ira le chercher... et l'on paiera tout ce que l'on pourra exiger".

 

 

CRISES ET ABANDONS D'ENFANTS RECENSES

1693-94 : crise des subsistances

1709 : famine, "hiver terrible"

Années

1692

1693

1694

1695

1700

1709

1710

PARIS

1971

2894

3788

1767

1759

2525

1698

LYON

567

906

1545

404

454

1884

589

(1)  Chatelet de Paris : Tribunal de Paris comprenant plus de 1.500 personnes.

(2)  Appareil tournant destiné à recevoir les enfants qu'on voulait abandonner       sans être vu.

(3)  Pour la commodité de l'article on emploiera indifféremment les deux termes,      sauf exception signalée.

(4)  Maison de la Couche de Paris : lieu où étaient reçus les enfants trouvés de       Paris.

(5)  Tableau de Paris par Louis Sébastien Mercier (1740-1814)

LAISSEZ LES VIVRE ?

D'une manière générale l'abandon apparaît comme un moyen commode de se débarrasser d'un enfant qui aurait compromis la situation de la famille. Il aurait peut être été plus simple pour la mère d'éviter d'accoucher. Les méthodes contraceptives naturelles, sont connues... l'avortement aussi. Mais depuis l'Edit de 1556, toutes les grossesses doivent être déclarées ; est déclarée meurtrière et soumise à bannissement ou à la peine de mort "toute femme qui se trouvera convaincue d'avoir caché, couvert et occulté tant sa grossesse que son enfantement".. En 1585, le roi Henry III dut renouveler et ordonner sa publication au peuple tous les trois mois par les curés au prône de messes paroissiales. En 1708 et en 1784 le roi dut renouveler ses ordres : preuves s'il en était besoin que la pratique es avortements se maintenait !

Dans le ressort du Parlement de Paris (6), la déclaration est faite, en ville à un commissaire, à la campagne au procureur du roi, qui l'inscrit, sous le sceau du secret et sans exiger le nom du père, sur le registre destiné à cet effet. A Marseille au 18ème siècle la déclaration est faite devant le lieutenant général criminel et les "filles" qui essaient de se soustraire à  cette obligation peuvent être dénoncées par des voisins et internées à la maternité spéciale de l'Entrepôt de l'hôpital du Refuge ! Mais en Provence sur leur seul avis les mères peuvent faire attribuer la paternité, ce qui provoqua de nombreux abus !

Si l'avortement a lieu les peines sont très sévères : avant le quarantième jour de la conception (date admise alors pour le début de l'animation du foetus) c'est le bannissement ; après le quarantième jour c'est la peine de mort ! Il ne reste alors qu'à mener la grossesse à terme et dès la naissance à pratiquer l'exposition de l'enfant ; car les risques sont tout de même moins sérieux : le fouet, l'amende honorable et le bannissement en cas de récidive...

A Nantes si on découvre la fille-mère d'un enfant abandonné, on lui demande le lieu de la conception et on renvoie l'enfant à la communauté d'origine. Si le père est Nantais il doit payer une amende de 150 à 200 livres pour l'entretien de l'enfant jusqu'à ses 10 ans.

A Dijon en est encore plus clément puisque "les religieuses doivent tacher doucement de découvrir d'où le enfants peuvent avoir été apportés et par qui ; et si elles le découvrent (la tenant secrète à tout autre) elles doivent les déclarer en particulier à MM les Intendants (7) pour les faire reprendre par les mères si elles ont de quoi le faire ou les obliger à venir les nourrir si elles sont pauvres" (8).

Bien qu'il soit réprimé, l'abandon d'enfants à la faveur des autorités car "si l'exposition est un crime qui ne mérite aucun pardon, il est des cas où on doit fermer les yeux sur certains maux pour en éviter de plus considérables.... On fait sagement de s'imposer le silence, de crainte qu'un excès de rigueur n'engage les personnes qui seraient dans le cas de tomber dans de pareils délits de se mettre à l'abri de toutes poursuites en étouffant les enfants, en les précipitant dans les puits, les rivières ou les latrines... L'exposition ne mérite donc pas de poursuite : vous pourrez seulement faire ordonner l'enquête pour l'exemple seulement....." (9).

L'ASSISTANCE PUBLIQUE : SEIGNEURS OU COMMUNAUTÉS ?

L'enfant abandonné quel qu'en soit le motif est remis par ses parents à la charité publique. Depuis longtemps un système d'assistance est organisé : c'est un devoir de Chrétien. Au Moyen-Age c'est le seigneur qui doit assistance aux enfants abandonnés, cela en contrepartie du droit d'épave nobiliaire qui fait que "les biens meubles des bâtards ou aubaines... qui décèdent sans héritiers, appartiennent au seigneur... qui ont droit d'épave nobiliaire (coutume du Maine)". En Bretagne l'assistance met en action la communauté villageoise car "si on ne sait à qui confier les enfants exposés, les gens de la paroisse doivent les faire entretenir par ses trésoriers qui y sont contraints par la justice". Ainsi chaque général de paroisse (assemblée des 12 anciens trésoriers et des deux en exercice plus le recteur et les juges) doit confier au trésorier le soin de conclure le marché avec une nourrice pour la nourriture et l'entretien de l'enfant trouvé, puis ensuite obtenir de la justice la permission de faire une levée d'impôt et sa répartition sur tous les contribuables pour couvrir les sommes engagées. En Flandre et en Artois, un édit de Charles Quint, ancien souverain de ce pays, ordonne "que les communautés d'habitants doivent nourrir les enfants trouvés sur leur territoire à moins qu'un titre contraire n'oblige un établissement religieux ou hospitalier d'accomplir cet office".

Aussi les communautés évitent d'avoir à prendre en charge les enfants trouvés. Avant tout acte administratif on entreprend des recherches. On procède par des criées dans les rues en y promenant le bébé, on encourage la dénonciation par des récompenses. Ainsi en 1527, à Lille, on donne à un homme 34 sous pour reconduire à Tournai un enfant trouvé dont il avait dénoncé l'origine.

En Provence, bien que les seigneurs jouissent du droit d'épave nobiliaire, le plus souvent ils se déchargent sur les communautés de leurs devoirs d'assistance. S'en suivent des procès interminables car "l'enfant trouvé nait pour le seigneur". Ses biens reviendront à celui ci, son travail augmentera les impôts directs, les taxes, et sa consommation, les banalités (10), comme le font remarquer les habitants d'Aix en Provence en 1780. En Dauphiné les seigneurs ne disposant pas du droit d'épave nobiliaire n'ont pas de devoir d'assistance.

L'ASSISTANCE PUBLIQUE : LES HÔPITAUX  

Le problème du coût de l'entretien de l'enfant abandonné étant en partie résolu, reste à s'acquitter de la tâche matérielle, quotidienne de subsistance et d'éducation. Bien souvent celle-ci est accomplie par des confréries et des ordres charitables. A la fin du 12ème siècle, Guy de Guillem fonde l'ordre hospitalier du Saint-Esprit de Montpellier, en 1372, l'ordre dispose de plus de 100 maisons d'accueil pour les enfants abandonnés don't de Marseille, Besançon, Dijon et Gray. A Paris jusqu'au 16ème siècle, les enfants trouvés sont remis aux chanoines de chapitre de Notre-Dame.

Ce n'est qu'à partir de la fin du 14ème siècle que les hôpitaux commencent à admettre les enfants abandonnés. En 1536, à Paris le roi François 1er fonde l'hôpital des Enfants Rouges destiné aux orphelins, mais c'est l'hôpital de la Trinité qui se charge des trouvés. A cet effet il emploie une femme qui reçoit les enfants exposés dans l'église de Notre-Dame avant qu'ils soient envoyés en nourrice. Les guerres de religion nuisent à la bonne tenue du système qui va en se dégradant. Il y a beaucoup trop d'enfants, pas assez de ressources et trop peu de personnel (en 1640 la Veuve qui tient la Maison n'a que deux servantes à sa disposition). Aussi pour que les pensionnaires se tiennent tranquilles on utilise les narcotiques et pour subvenir à leurs besoins, on les loue à des bateleurs ou à des mendiants moyennant 20 sols par jour.

En 1638, ému par le triste sort des enfants trouvés, le prêtre Vincent de Paul, arrive à convaincre les "dames charitables" qu'il faut y remédier. La Maison de la Couche de Paris est alors fondée et loue une maison rue Saint-Victor. Avec le succès il faut s'agrandir : en 1672 on s'installe rue Neuve Notre-Dame à côté de l'Hôtel-Dieu, en face de la Cathédrale. Là, sont reçus les enfants non-sevrés. En 1674, on acquiert une maison dans le faubourg Saint-Denis pour y recevoir les enfants de plus de un an. Entre temps un édit du roi rattachait la Maison de la Couche de Paris à l'Hôpital Général, situation qui se maintiendra jusqu'en 1791. Grâce aux subventions du Roi (part d'impôts réservée à l'Hôpital des Enfants trouvés, loteries etc..) à des réunions d'oeuvres pré-existantes qui apportent leur patrimoine, à des fondations privées et à des aumônes, l'Hôpital ses enfants trouvés de Paris acquiert une très bonne réputation. Si bonne d'ailleurs qu'on lui envoie des enfants de fort loin ce qui lui pose de gros problèmes d'intendance. En 1779, un arrêt du roi interdit le transport des enfants trouvés vers Paris sous peine d'amende de 1.000 livres. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer mais en régressant de 2.000 envois par an à 1.200 environ.

L'ont trouvé est donc pris en charge par un organisme charitable : reste à savoir quel sera son destin ?

(6)  Parlement de Paris : cour de justice siègeant à Paris et don't n ene grande        partie du Bassin Parisien et le Nord du Massif Central

(7)  Intendant : administrateur de haut rang, nommé par le Roi et le représentant.       Sorte de super-préfet.

(8)  réglement de la Maison de Dijon de l'Ordre hospitalier du Saint-Esprit.

(9)  Lettre du Procureur du Roi au Parlement de Toulouse à son substitut, 1776.

(10) banalités : impôts que percevait le seigneur sur l'obligation faite au paysan        se servir du Moulin, four ou pressoir seigneuriaux.

 LE PEUPLE FRANCAIS- Jean SANDRIN